Plus le temps passe, plus l’adresse IP possède un lien fort avec l’identité réelle d’une ou plusieurs personnes. Quelles sont les implications juridiques, sociales et philosophiques de ce renforcement ? Quelles doivent-être les orientations futures pour conserver un droit à la liberté d’expression ?
Adresse IP & identité
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14 Commentaires
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C’est un projet vaste. Quels sont les labs impliqués ? je vois au moins le lab techno, et le lab philo.
Les réseaux locaux partageant la bande passante de chacun, les protocoles d’anonymisation ainsi que les protocoles décentralisés transmettent des informations avec des IP qui ne sont pas celle de ceux qui l’ont produite ou celle à qui elle est destinée.
Sous IPv4 le fournisseur d’accès peut identifier la machine correspondant à l’adresse. Avec IPv6 l’attachement de l’IP et de la machine est encore plus fort et ne nécessite plus l’intervention du fournisseur d’accès.
L’identification des humains avec leur IP est incompatible avec la plus part des protocoles d’échange de données décentralisés (l’avenir du net en somme). Il faudrait étudier les alternative à l’IP comme moyen d’identification.
Sachant qu’en plus une IPv4 est falsifiable.
La question de l’identité personnelle et, consécutivement, du nom porté, est tout à fait passionnante.
Autrefois, on était identifié par telle et telle caractéristique (les pieds agiles d’Achille, les yeux de biche d’Héra, etc.); ou encore par l’histoire que l’on portait (Enée, fils de Priam de Troie, etc.). L’identité — c’est une vieille affaire — c’est un effet de discours, un entrelacs de récits et de procédures de légitimation.
Viennent alors les etchniques d’identification : cartes, numéros individuels et, pourquoi pas, une adresse IP.
Où/quand la donne a-t-elle changé ? Avec la “déshistorisation” des identités (carte d’identité et n° de sécu) ou bien avec la volatilité des identifiants personnels et la potentielle démultiplication des rôles et donc des “identités” (changement d’adresse IP) ? Mieux : quel sens le mot “identité” a-t-il au moment où de l’activité et une efficace (par exemple sémantiques) sont possibles sans référence nécessaire à une source stable de cette activité et de cette efficace (comme lorque “je” produis une page dynamique qui se réorganise en fonction des requêtes et des navigations dont elle fait l’objet) ? Admettons, si l’on veut, u’il ne s’agit ici “que” de l’identité du locuteur : /qui/ parle, quand /il/ dit “je”…?
@pmat : le concept de passeport est très récent, effectivement. Alexandra David-Neel se promenait sans passeport !
Il y eu aussi le lieu comme identité, d’où le grand nombre de dupont, dubois, delamare, deschamps, etc…
L’attachement IP <> machine ou IP <> client en v6 n’est qu’un choix fait par le FAI. Rien n’empêche de faire des IP dynamiques en v6.
Désolée, j’ai fait une erreur de manipulation et, croyant lire les commentaires, voté…
c mal foutu votre truc.
En plus, j’ai pas le droit d’éditer mes propres conneries, donc je les recommence ;
l’IP, une donnée personnelle ?
Mais se pose t on autant de problématiques existentielles avec un n° de téléphone ?
organisons donc un débat sur les implications juridiques des n° masqués et sur le fait que SEUL un OPJ peut demander une identification alors que pour internet et des mp3, il suffit d’appeler pascal negre…
alors, NON : l’IP (v4) n’est pas un moyen d’identification sur et OUI, le processus d’identification de l’hadopi est une vaste fumisterie. (car il s’agit bien de cela, non ?)
et c’est plutôt la dessus qu’il faudrait communiquer :
la VALIDITÉ JURIDIQUE des outils d’identification numérique utilisés dans le cadre de la procédure …
saviez vous que le ‘prestataire’ exploite des logiciel(s) open source, modifiés par lui même, pour faire le travail de repérage ? et sinon, quelle information avons nous, a ce sujet précis ? Aucun.
et lorsqu’il s’agit de faire des stats ou d’inventer des trucs balourds pour faire cracher au bassinet les clients trop crédules, on s’en tape un peu … mais lorsqu’il s’agit d’impliquer juridiquement un internaute dans un odieux trafic de mp3 de contrebande, c’est tout autre chose !
alors parler d’IP ici, en place publique, en faisant croire qu’il s’agit d’un débat pseudo philosophique sur la liberté d’expression, c’est endormir les gens, car la vérité, c’est que le mode de fonctionnement de l’hadopi respecte bien moins la présomption d’innocence et les droits de la défense que ne le font les gendarmes du RAMI lorsqu’il s’agit de suspects concernant des crimes liés a la cyber pédophilie …
autrement dit : un amateur de pédopornographie est bien mieux (juridiquement) protégé et respecté par nos autorités, qu’un amateur de Christophe willem ou d’eric et ramzi …
et concernant nos libertés, l’IP n’intervient aucunement dans le cadre de la liberté d’expression, qui n’est absolument pas entravée lorsque l’on parle de téléchargement illégal et de modèle économique obsolète.
excusez nous d’exister.
++
Tu es tout excusé. Pour le “truc mal foutu” on va trouver pourquoi le bouton “edit” ne marche pas.
Pour le reste, je sais pas si tu as lu le pourquoi du comment du présent outil, il s’agit de lancer des questions et d’avancer sur des pistes de réponses.
Je plussoie tout à fait dans le fait que la loi HADOPI est une sombre fumisterie, je le dit et le répète à longueur de temps. Ca n’empêche pas qu’aujourd’hui, le lien IP <> Personne se renforce énormément et qu’il convient d’y faire attention.
Pour ce qui est du reste du message, il faudrait le formuler de façon moins vindicative pour en faire une vrai question sur la proportionnalité des peines encourues avec, pourquoi pas effectivement comme exemple la pédophilie et le téléchargement de musique.
okay, sans doute que cela ressemble plus a une grosse colere qu’a une proposition novatrice, mais est ce bien normal que des citoyens lambda fassent bénévolement une tache qui aurait du etre réalisée bien avant, par des gens qui ont été payés pour ?
est ce que tout ce bazard n’est pas juste une excuse, de la poudre au yeux, histoire de faire durer le plaisir ?
un exemple concernant les IP ;
s’assurer de la validité juridique du relevé d’infraction et de la fiabilité des outils logiciels utilisés me parait urgentissime si on veut dresser des PV pour obtenir des sanctions … mais les labs et autres accessoires gadgets de l’hadopi sont déja en ligne qu’il n’est pas encore question d’autre chose que de prendre l’avis d’un simple expert.
il n’est pourtant nul besoin d’une grosse expertise pour savoir que déposer un dossier a l’ANSSI est le seul moyen de certifier ce type de processus.
pourquoi cela n’est il pas encore envisagé ?
Je ne saurais dire pourquoi ça n’a pas été envisagé. Si tu veux bien me faire un mail un peu plus détaillé, je fais remonter (je sais, c’est pas ton boulot, ni le mien .. mais si personne ne le fait ..)
Pour ce qui est de l’excuse poudre aux yeux, etc … J’avoue que je ne sais pas, mais que la encore, si personne ne fait rien, il ne se passera rien.
Au pie, on sortira de tout ça en ayant appris à se connaitre, ça sera toujours ça, non ?
Si on ne fait pas gaffe, on va se retrouver avec une loi associant un pool d’adresse V6 a une personne a la naissance ( genre numero INSEE ) et une authentification forte pour se connecter.
L’adresse IP doit rester une caractéristique technique non personelle. La force des reseau informatique a toujours été leur architecture par layer. Plus l’encapsulation des couches est forte, plus l’architecture est versatile et moins elle est une contrainte pour les nouveaux usages.
l’utilisation de l’adresse IP comme moyen d’authentification, fut il faible, est une rupture e l’encapsulation de l’architecture, et conduit forcement et intrinsequment à des limitations d’usage.
“Plus le temps passe, plus l’adresse IP possède un lien fort avec l’identité réelle d’une ou plusieurs personnes.”
Je ne vois pas d’où tu sors ça! Au contraire, avec la raréfaction des adresses en IPv4 l’allocation dynamique d’adresse se développe et plus le temps passe, moins l’adresse IP possède de lien avec l’identité réelle de quiconque.
Ben, regarde HADOPI, regarde les méthodes de publicité ciblée, regarde les guideline d’attribution IPv6 … that’s it
Nous ne pouvons pas avoir un droit à l’anonymat…un masque…un droit au nomadisme de l’IP net…fixé les gens pour pourquoi, pour les contrôler, mettre des frontières virtuelle par bloc d’IP !? Une IP fixe c’est la possibilité de bannir des portions de net à des portions d’IP, de logger ces IP, de cibler éventuellement les individus derrière … les proxy, protocoles TOR et autres ont un belle avenir.